IVOIRE VEGETAL ?????

Ivoire végétal

L’ivoire végétal, aussi appelé tagua ou corozo, est l’albumen du fruit du http://fr.wikipedia.org/wiki/Palmier_%C3%A0_ivoire »>palmier à ivoire (les espèces du http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_%28biologie%29″>genre Phytelephas) qui pousse dans des forêts denses et ombragées, au flanc des vallées, entre 300 et 1 200 mètres d’altitude. On le trouve au cœur de la http://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_amazonienne »>forêt amazonienne en Équateur, en Colombie, au Pérou, et dans d’autres pays du monde où il a été introduit. Lorsque les fleurs s’épanouissent, elles dégagent un parfum suave qui embaume toute la contrée. Avant de mûrir, le fruit de ces palmiers contient un lait sucré que les Indiens apprécient. Puis cet albumen se durcit pour devenir l’ivoire végétal.

Les fruits sont des caryopses. Ils possèdent une première coquille dure qui se détache rapidement et puis une deuxième coquille qui colle à la graine. C’est en retirant cette dernière que l’on obtient la boule d’ivoire végétal. Lorsqu’elles sont mûres, les Indiens les ramassent. La pulpe jaune, qui entoure la graine, au goût agréable, est parfois commercialisée sous forme de boisson. Les arbres produisent chaque année environ 20 kilogrammes de graines, parfois beaucoup plus. C’est à peu près le poids des défenses récupérées sur un éléphant de 6 tonnes.

Les Indiens consomment aussi le http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourgeon_terminal »>bourgeon terminal de ce palmier et se servent de ses immenses feuilles (jusqu’à 6 mètres de long) pour recouvrir leurs huttes. Dès le moment de sa découverte par les Européens, l’ivoire végétal connaît un certain succès. On exploite quelques espèces de palmier à ivoire, en particulier le Phytelephas macrocarpa, dont les fruits peuvent atteindre 25 centimètres de diamètre. Pour élaborer un bouton, il utilise seulement 7%, le reste, qui représente 93%, est utilisé de plusieurs façons. D’abord, le résidu moulu en poudre sert comme aliment pour les animaux, les coquilles comme combustible. Par exemple, la peau de la tagua s’utilisait pendant très longtemps pour paver les rues.

La production totale de tagua en Équateur est de 100 000 tonnes : 50 000 à Manabi, 30 000 à Esmeraldas, 20 000 dans la Cordillère des Andes. Autour de 35 000 personnes travaillent pour la tagua, 10 000 à Esmeraldas, 5 000 dans d’autres provinces.

Histoire

Découverte et succès

En 1798, les Espagnols Ruiz et Pavon, revenant d’explorer la jungle péruvienne du haut Amazone, sont les premiers à décrire le palmier que les Indiens quechuas utilisent pour façonner des bijoux et divers objets. Par la suite, on découvrira dans le nord-ouest de l’Amérique du Sud, entre le Panama et la Bolivie, huit espèces de ces Phytelephas ou « éléphants végétaux ».

Un jour de 1865, un vapeur quitte le port d’Esmeraldas, en Équateur à destination de Hambourg. Presque vide, il accepte de prendre à bord une cargaison de tagua. Les Allemands découvrent l’ivoire végétal et commencent en fabriquer des boutons et de petits objets d’ornement.

En Europe, l’origine de la tagua est un secret que les Allemands ne tiennent pas à divulguer, en effet les artisans italiens sont obligés d’aller chercher la matière première jusqu’en Allemagne. Certains pensaient que l’ivoire végétal provenait d’Afrique. Jusqu’à l’ouverture du canal de Panama, qui augmenta le flux de bateaux dans la région, ainsi des espions purent découvrir que le secret commercial de la tagua provenait de l’Équateur. Des ports de Guayaquil et d’Esmeraldas, la tagua est embarquée vers l’Allemagne, I’Italie, la Grande-Bretagne, la Tchécoslovaquie et la France ; puis plus tard vers l’Argentine et les États-Unis. En 1913, l’Équateur et la Colombie en exportaient 42 000 tonnes .

Son déclin

Bien que l’armée américaine ait décidé de s’équiper de boutons en ivoire végétal, la Seconde Guerre mondiale porte un coup fatal à ce commerce. En 1952, l’Équateur ne vendait plus que 6 000 tonnes, soit cinq fois moins qu’en 1913. La concurrence du plastique fait tomber la tagua en désuétude. Il faut dire que la récolte de l’ivoire végétal n’est pas facile. Les tagueros, qui le récoltent, doivent vivre dans la jungle humide pendant quatre mois et transporter les lourds fruits à travers la végétation inextricable jusqu’aux embarcations qui amèneront la récolte à la ville. Le déclin du caoutchouc naturel dans les années 1950 n’arrange pas la situation, les deux produits étant traditionnellement commercialisés ensemble pour réduire les coûts de transport autrement trop élevés.

Reprise

Suite aux actions de quelques associations, comme Robin des Bois en France, l’ivoire végétal a fait sa réapparition en Europe. En 1968, quelques fabricants italiens ont visité l’Équateur pour la réactivation du commerce de la tagua. On ne trouve en europe que des noix de la taille d’un œuf environ. La Tagua une source de développement dans certains pays (commerce équitable…, et même si cette ivoire est de moins bonne qualité que l’ivoire animal, il n’en reste pas moins une alternative pour certains domaines (touches de piano, pendentifs…).

Produits verts : Les bijoux en ivoire végétal l’éthique précieux

Les bijoux sont souvent synonymes de matières précieuses telles que l’or ou encore l’argent. Toutefois, il est bon de noter que l’exploitation de ces pierres et roches est néfaste pour l’environnement dans la plupart des cas et réalisée dans des conditions de travail très complexes.

En effet, de nombreux produits chimiques comme le mercure ou le cyanure sont utilisés puis se retrouvent dans les sols, les eaux et l’air. De plus, l’extraction de l’or par exemple, requiert l’emploi de grandes quantités d’eaux, et des zones entières sont déforestées pour l’installation des mines.

Sans oublier les marchés parallèles et frauduleux qui se manifestent autour des exploitations (trafic d’armes, drogue…). Quant à l’ivoire, qui a longtemps été utilisée dans la conception des bijoux et accessoires, a sévèrement menacé les éléphants.

Cependant, il existe une alternative, l’ivoire végétal que l’on appelle aussi Tagua. Une matière extraite des fruits d’une espèce de palmier, le palmier à ivoire qui si situe dans quelques forêts tropicales telles que l’Amazonie.

Les avantages de l’ivoire végétal

Les avantages de l’ivoire végétal sont multiples. Non toxique, c’est un produit naturel dont les formes sont uniques car aucune graine n’est semblable à l’autre…il s’agit d’une véritable alternative esthétique à l’ivoire.

Pour les récoltants locaux, la récolte de la Tagua permet d’obtenir des revenus issus de l’exploitation raisonnée de la forêt, ce qui ralentit la déforestation.

Jolis et originaux, les bijoux en ivoire végétal sont également aussi résistants que l’ivoire animal. Des créateurs tels que Dior ou encore Versace n’hésitent pas à intégrer la Tagua à leurs prestigieuses collections de bijoux…

TAGUAS : PERLES en IVOIRE VEGETAL

L’ivoire végétal ou tagua est issu du palmier à ivoire qui pousse au coeur de la forêt amazonienne. Source de développement en commerce équitable, la tagua sert à fabriquer des touches de piano et des bijoux et remplace avantageusement l’ivoire animal.
Une fois décoqué et pelé, on obtient des éléments de la taille d’un oeuf (souvent de caille, parfois de poule) blancs et très durs comme l’ivoire que l’on peut percer et polir pour obtenir des perles, des pendentifs, des boutons…
Un magnifique matériau naturel

Souvent travaillées, teintes et satinées, gravées, on obtient des perles superbes pour créer des

L’ivoire végétal peut comme l’ivoire animal être taillé. Des perles d’accompagnement comme celles-ci peuvent agrémenter sautoirs, bracelets et boucles d’oreilles. Ivoire, noir, gris, elles existent aussi en couleurs trendy et en 3 tailles différentes..

Et je ne parle pas des cabochons qui peuvent être percés ou collés sur une monture de bague…

 

L’ivoire, une ressource

L’ivoire est essentiellement produit à partir des défenses d’éléphant. De plus, les dents de mammouth, d’hippopotame, de sanglier, de morse, de cachalot, de narval en fournissent également. Les différentes sortes d’ivoire présentent diverses colorations et caractéristiques. L’examen microscopique et les procédés spectroscopiques permettent même de faire la différence entre les éléphants indiens et africains.

L’ivoire le plus précieux est celui tiré du narval qui s’achetait autrefois au prix de l’or. L’ivoire des morses est tout aussi précieux, ce qui explique pourquoi les populations de morses ont été fortement décimées.

Métiers d’art contre protection des animaux

Voilà déjà longtemps que l’on chasse l’éléphant pour son ivoire. Les défenses d’un éléphant mâle peuvent atteindre deux à trois mètres de longueur. Elles sont constituées, pour l’essentiel, de dentine qui est aussi le principale composant de la dent humaine. Depuis des millénaires, l’ivoire est une matière première convoitée pour les sculptures, figurines et objets usuels luxueux. Les sculpteurs sur ivoire japonais et chinois sont passés maîtres de cet art, mais les sculptures sur ivoire étaient aussi connues en Allemagne. Jusqu’à présent, c’est toujours en Asie de l’est que l’on enregistre la plus importante demande d’ivoire. Au Japon, par exemple, il est utilisé pour la fabrication de sceaux représentatifs appelés hankos. Le commerce de l’ivoire a longtemps représenté la plus grande menace pour les éléphants africains. Dans les années soixante-dix et quatre-vingts du XXe siècle, les populations ont connu une diminution drastique, passant d’environ 1,3 million à moins de 400.000 animaux. En 1989, le commerce de l’ivoire a été interdit à l’échelon international.

L’ivoire en tant que produit de masse

Au XIXe siècle, on utilisait surtout l’ivoire pour les billes de billard, les touches de piano, les manches de couteau et pour les dessus de brosse, poignées de parapluie et autres poignées, peignes, éventails, règles etc..

Selon une statistique de la société Heinr. Ad. Meyer, dans les années 1879/83, l’Afrique de l’ouest fournissait 284.000 kilos en moyenne et l’Afrique de l’est 564.000 kilos, c’est-à-dire à elles deux 848.000 kilos, par contre l’Inde livrait 11.000 kg, Rangoon, Chittakong etc… 7.000 kg et Ceylan – Sumatra 2.000 kg.

En conséquence, dans les années 1879 – 1913, la consommation moyenne annuelle maximum du marché mondial était de 848.000 kilos, dont 535.000 kg destinés à l’Europe et répartis de la façon suivante: manches de couteaux et de couverts 214.000 kilos, peignes 138.000 kilos; touches de clavier 112.000 kilos; billes de billard 42.000 kilos. Le reste – 29.000 kilos – était destiné aux manches de brosses, ainsi qu’aux outils et aux becs-de-cane, pots à crème, fuseaux à broder et autres produits fabriqués industriellement. En moyenne annuelle, les sculpteurs sur ivoire de toute l’Europe n’utilisaient ainsi que 6.000 kilos.

La criminalité liée à l’ivoire

En dépit de l’interdiction du commerce de l’ivoire, le trafic fait rage et le commerce illégal de l’ivoire est florissant.

Le trafic de l’ivoire va de différents pays africains vers l’Asie où « l’or blanc » atteint des prix cinq fois plus élevé. L’ivoire brut est surtout destiné à la Chine, à la Thaïlande et au Vietnam où l’on en fait des sculptures de haute qualité.

Une enquête récemment effectuée dans huit pays asiatiques a permis de découvrir plus de 100.000 kg de sculpture sur ivoire dans les magasins. 80 pour cent de ces sculptures sont probablement vendues en Thaïlande, essentiellement aux touristes et hommes d’affaires européens. Les principaux clients de sculptures sur ivoire sont les Allemands ont ainsi que les Italiens et les Français. Les pouvoirs publics laissent vendre librement sans intervenir les objets d’ivoire sur les marchés et dans les boutiques de l’Asie. Le versement de pots-de-vin permet de passer sans problème les frontières, quelquefois l’armée et la police sont impliquées directement dans le trafic. La porte-parole de PRO WILDLIFE craint que « le risque de renforcer le commerce illégal de l’ivoire ne s’accroisse avec l’augmentation des chiffres de vacanciers en Asie du sud-est ».

Produits naturels remplaçant l’ivoire

Depuis toujours, le principal produit remplaçant l’ivoire pour les marqueteries et petites figurines sculptées était l’os, c’est-à-dire la matière osseuse.

Le principal composant des os de vertébrés est l’hydroxylapatite. Sa composition varie fortement selon l’âge, l’espèce et l’état nutritionnel. Les os de bœufs âgés contiennent, par exemple, moins de cartilage (osséine) et plus de sels minéraux que les os d’animaux plus jeunes

Les os sont utilisés dans les ateliers de tournage et de sculpture ainsi que dans les fabriques de boutons pour réaliser des manches de couteaux, des poignées de cannes et de parapluies, des touches de piano, des figurines de jeux d’échecs, des anneaux, des aiguilles, des boutons pour remplacer l’ivoire.

Même les sculpteurs de Dieppe, la ville de l’ivoire ont utilisé beaucoup d’os de cheval et de bœuf pour fabriquer des figurines bon marché du Christ et des Saints. Au XIXe siècles, les menus objets étaient aussi fabriqués en ivoire végétal.

Le corozo, quelquefois appelé aussi ivoire végétal, est la graine du palmier phytelephas macrocarpa où il pousse en grappes pesant jusqu’à 12 kilos. Ce palmier pousse dans les régions équatoriales de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud et prospère particulièrement bien le long du rio Magdalena en Colombie.

Après la récolte, les graines sèchent et durcissent, protégées par une croûte en forme de moule. Chez nous, on connaît sous le nom corozo cette graine qui devient aussi dure que la pierre, mais n’est pas un fruit pétrifié.

Une graine de taille moyenne mesure environ 3 centimètres sur 4. Elle est arrondie et possède quatre côtés légèrement aplatis, une extrémité se terminant en pointe et une extrémité légèrement concave, un peu comme le creux existant sur une pomme du côté de la queue. Le corozo n’est absolument pas toxique, immédiatement après la récolte, il est même mou, comestible et sucré. L’ivoire végétal est une matière première commercialisée depuis plus de 200 ans. Depuis des centaines d’années, les japonais l’utilisent pour sculpter des figurines Netsuke et, depuis l’époque victorienne, on fabrique des bijoux en corozo. En outre, on l’a beaucoup utilisé dans la fabrication des boutons avant l’arrivée en force des matières plastiques au milieu du siècle dernier. Au cours des décennies passées, les métiers d’art ont jugé que l’ivoire végétal se prêtait bien à la fabrication de boîtes à aiguilles tournées et sculptées, les dés à coudre et à jouer, de sculptures fines et autres objets durables attrayants.

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